Au Petit Fer à cheval

30 rue Vieille du Temple, 75004 | Station Vélib’ Ecouffes | Dimanche de 9:00 à 2:00

Note globale : 14

Situation : 15  | Cadre : 16 | Accueil : 11 | Ambiance : 14 | Qualité du café : 12

Prix d’un café : 2,50 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Mot standard» pour « allo »

 

Dans l’une des rues les plus passantes du Marais, grand comme un mouchoir de poche, cet estaminet ne paye pas de mine. A l’intérieur pourtant, un étonnant comptoir en forme de U (d’où le nom !) qui occupe toute la salle. Voilà qui est propice aux échanges : on s’interpelle d’un bord à l’autre pour commenter l’actualité ou les derniers événements du quartier …

Rien ne semble avoir bougé depuis le siècle dernier, on est comme transporté au cœur du vieux Paris : mosaïques, boiseries, lustres et miroirs, vieux téléphone en bakélite noir, et puis aussi l’affiche du film « la jument verte » pour le clin d’oeil équestre. Au fond, un mur de bouteilles.

En se faufilant derrière les clients accoudés au bar, on découvre une deuxième salle cachée derrière le comptoir : avec ses anciennes banquettes de bois patiné et ses porte-manteaux en laiton, on se croirait dans la rame d’un des premiers métros. Les conversations vont bon train dans cet endroit tout aussi minuscule où les tables jouent à touche-touche. Au-dessus de nous, une énorme horloge pour le moins surprenante avec son unique aiguille qui avance à la vitesse d’une trotteuse … mais à l’envers !

Le barman n’est pas vraiment loquace, on a presque l’impression de le déranger. Il est vrai qu’on lui a fait l’offense (pourtant poliment) de refuser ses pains au chocolat : un mauvais point pour nous, visiblement ! Il nous apporte néanmoins nos cafés accompagnés d’un carré de chocolat (mais pas du Poulain !). La salle se remplit peu à peu : des anglaises avec béret pour l’une, bébé en bandoulière pour la seconde ; des habitués aussi qui laissent à dire que c’est ici qu’on trouverait la meilleure Tatin de la capitale …

Un détour touristique me laisse tout aussi éberluée : même les lieux d’aisance ont leur cachet ici ; inspirés du Nautilus, ils valent le détour !

Dehors, quelques fumeurs prennent (déjà !) leur apéritif sur la micro terrasse chauffée installée sur la rue. Un endroit propice à l’observation du va-et vient continu de cette artère connue pour son animation, de jour comme de nuit …

Pour conclure : à faire à cheval ou à pied …

http://unique-guides.com/fr/nos-microguides/paris/bar/161/Le-Petit-Fer-A-Cheval

 

 

 




L’Auvergne à Paris

102 rue Blomet, 75015 | Station Vélib’ place Adolphe Chérioux | Dimanche de 5:30 à 23:30

Note globale : 11

Situation : 11  | Cadre : 11| Accueil : 13 | Ambiance : 11 | Qualité du café : 10

Prix d’un café : 2,20 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Du vieux avec du neuf » pour « nonagénaire »

 

Face à la Mairie du XVème, de l’autre côté de la petite place piétonne, voilà un café plutôt classique, avec sa terrasse (malheureusement) protégée par une bâche en plastique : un bon point pour les fumeurs … mais pas pour l’esthétique !
Pas évident de trouver l’entrée ; c’est un tonneau recouvert de cartes de visites qui nous met sur la piste. Pas facile non plus de se frayer un passage, l’ensemble est tarabiscoté et encombré. On atteint quand même la banquette…

Le cadre est plutôt banal, genre rad des années 60 avec néons blafards, heureusement atténués par le puits de lumière qu’offre la verrière à ciel ouvert.
En bruit de fond, les moteurs d’une course automobile qui vrombissent sur un grand écran (faut aimer !).

On réalise alors qu’il y a des voitures partout, des centaines, soigneusement rangées dans des vitrines dans tous les coins. Des plaques de rallyes aussi, et puis une pancarte : « Au rendez-vous des amateurs de sports mécaniques et amateurs de rugby». On apprend que le patron est un fervent supporter de l’ASM Clermont et accueille régulièrement l’association «Les Arvernes de Lutèce» qui en a fait son QG : avis aux collectionneurs invétérés !

Le garçon nous accueille gentiment, puis installe les nappes pour le déjeuner, rouges et blanches : ça fait auberge de campagne ! On s’imagine bien attaquer l’une des spécialités auvergnates du cru : chou farci, tripoux, potée, aligot, truffade ou petit salé aux lentilles du Puy … pas vraiment diététique, mais ça fleure bon le terroir !   En espérant cependant que la qualité soit meilleure que le café qui est franchement amer (3 sucres sont nécessaires !), bien que joliment servi sur un plateau avec sucrier, pot à lait, verres à pied et bouteille d’eau décorée de sympathiques vaches Salers.

Mais on n’a pas vu l’heure tourner : il va falloir mettre le turbo !

Pour conclure : allez y faire un tour, il tient la route.
www.lauvergne-a-paris.fr

 

 




La Java

3 rue Sainte Barbe, 35 400 Saint-Malo | Dimanche de 8:03 à 20:41

Note globale : 18

Situation : 18 | Cadre : 20 | Accueil : 16 | Ambiance : 19 |
Qualité du café : 16

Prix d’un café : 2,00 €

Aux mots croisés du jour, la meilleure def’ : « Meneuse de revue » pour « rédactrice »

Passée la Grand-porte, longer les remparts à droite et s’engouffrer dans une ruelle à gauche : de grands immeubles en granit gris un peu austères, et dans l’un d’eux, notre «Café-du-coin-d’en-bas-de-la-rue-du-bout-de-la-ville-d’en-face-le-port».
Cet estaminet est le plus ancien de la cité corsaire dit-on, le plus bigarré et fantastiménal assurément : une accumulation d’objets de toutes tailles z’et couleurs, venus d’une autre époque, dans une exubérance savamment orchestrée.

Côté zinc, des escarpolettes en guise de tabourets, ou, pour les plus sportifs, des anneaux olympiques pour grimper sur l’éminente chaise, hisse et haut !
Quelques bancs d’église aussi pour les bigots en goguette. Ailleurs, des banquettes de métro ou tables et chaises bistrot Belle-époque, et même une cabine d’ascenseur des années 30 … dont le fond s’escamote pour accéder aux lieux d’aisance !

Le spectacle est partout, sur les murs, le plafond ; le moindre centimètre carré est recouvert d’objets insolites ou détournés : un immense lustre art déco, une ancienne pompe à essence, des plaques émaillées et autres objets publicitaires, des affiches et gravures anciennes, un accordéon (si l’envie nous vient d’entonner la java des Malouins), et surtout des centaines, que dis-je des milliers de poupées, qui donnent envie de lancer un « Où est Charlie » (attention au torticolis !) : sur les abat-jours, le comptoir, les porte-manteaux, par ribambelles ; elles ont même leur clinique au fond de la salle !

On commande un café-tartines, mais ici, on reçoit avec provisions précise le patron : seul un morceau de sauciflard est prévu pour éponger les boissons. A régler illico, en zorros, s’il vous plaît !
Notre cafetier se définit comme un provocateur-bistrotier… et joue son rôle à la perfection. Il annonce la couleur en affichant que son établissement est « interdit aux cons, à la malbouffe qui pue, photographes malpolis, toute personne se prenant trop au sérieux ou présentant un taux d’alcoolémie supérieur à celui du patron ».
A mauvais entendeur, salut ! Ancien brocanteur et fils de réparatrice de poupées,
il a passé 8 ans à collecter ces objets et créer son puzzle classé plus beau café de France … et même interplanétaire, selon lui : le ton est donné, le décor planté !
D’aucuns le trouveront trop grande gueule et regretteront un accueil plus convivial,   il n’empêche qu’il cadre bien avec ce lieu atypique où l’excentrique conjugue au merveilleux, à classer … monument hystérique !

Pour conclure : un caféérique !

www.youtube.com/watch?v=He-kinorwN8
www.lajavacafe.com

Normal 0 21 false false false EN-GB JA X-NONE

/* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; mso-ascii- mso-ascii-theme- mso-hansi- mso-hansi-theme- mso-ansi-language:EN-GB;}




Café du Port

85 rue Ernest Renan, 22700 Perroz-Gireg | Dimanche 7:00 à 20:00 au moins

Note globale : 12

Situation : 14  | Cadre : 12| Accueil : 13 | Ambiance : 14 | Qualité du café : 11

Prix d’un café : 1,10 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Ils se font toujours rouler au jeu » pour « Dés »

Petite bolée d’air iodé sur le port de Perroz : l’occasion d’y tester un nouveau rad. Avec Titine que nous connaissons déjà, celui-ci est le seul sur le pont ce matin. Moins dans son jus que la première, mais pas désagréable pour autant. Il vient d’être remis à neuf : tables en ardoise, bar panoramique tout de bois gris latté avec des miroirs donnant un bel effet de champ. On aimerait juste un peu plus de caractère à l’ensemble. Un bon point néanmoins : la barque-tronc de la SNSM posée bien en évidence, pour donner un coup de pouce aux sauveteurs-bénévoles en mer.

Accoudé à bâbord, un trio d’habitués s’esclaffe bruyamment. La patronne est seule, mais elle assure, trottinant du comptoir à la salle, en passant par les coins tabac ou loto, avec un petit mot pour chacun. Nos joyeux drilles l’interpellent :
– Rhabille-nous les gamins !
– C’est çà : envoie-nous en un autre, au moins !
– Oui, mets-nous y un coup d’plus !
Elle s’exécute … mais le dernier est tellement ras qu’il manque de déborder :
– T’as mis la moitié d’trop ! s’amuse le premier
– C’est sûr : y a pas à s’plaindre, approuve le second
– C’cui-ci a déjà bu 3 verres de rang pourtant, s’inquiète le troisième …

Dans la salle, une trentaine de clients déjà : lecteurs du Trégor, joueurs de PMU, pêcheurs en retraite, Breton pur beurre salé avec son épagneul couché au pied … La plupart se connaissent et se serrent la louche au passage en échangeant quelques mots : pronostics du futur conclave, la météo a le vent en poupe aussi (il va neiger demain, sûr que c’est !) … Mieux vaut garder la tête froide, alors !

Nos cafés arrivent dans de jolies tasses rouges et noires, à la fois originales et pleines de pep … avec, en touche finale, le petit carré de chocolat assorti !

Pour conclure : pêche au Bar en Bretagne …

https://plus.google.com/114653750583852844933/about?gl=fr&hl=fr

        

 

Normal 0 21 false false false EN-GB JA X-NONE

/* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; mso-ascii- mso-ascii-theme- mso-hansi- mso-hansi-theme- mso-ansi-language:EN-GB;}




Café-librairie Gwrizienn

3 rue de la Chanvrerie, 35 190 Bécherel (Entre Rennes et Saint Malo)|

Dimanche 10:00 à 12:30 et 14:00 à 19:00

Note globale : 14

Situation : 15  | Cadre : 14| Accueil : 14 | Ambiance : 14 | Qualité du café : 13

Prix d’un café : 1,20 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Artère vite bouchée » pour « Ruelle »

Perchée sur une colline, cette bourgade médiévale fut autrefois célèbre pour son industrie de la toile. Alors qu’elle était en déclin, une poignée de passionnés de littérature lui redonne vie à la fin des années 80, et en fait une véritable cité du livre. Libraires, éditeurs, relieurs, calligraphes, enlumineurs et illustrateurs reprennent les anciennes boutiques, et des manifestations sont organisées : marché au livre le premier dimanche du mois, fête du livre le week-end de Pâques ou Nuit du livre les mercredis d’été … pour chiner à la lumière des bougies !

Quelques librairies-salons de thé aussi, pour bouquiner ou échanger : « la Porte Saint-Michel » dans la rue du même nom, « la Vache-qui-lit » et le « Gwrizienn » sur la place centrale, justement ouvert …

Deux grandes pièces avec des piles d’ouvrages sur la Bretagne, légendes, histoire, culture, économie, politique : chacun peut y trouver son bonheur toujours ! Près d’une fenêtre, une chauffeuse et un mini-fauteuil : pour les grands et les petits ! Et plus loin, une petite table avec des coloriages attend les artistes en herbe… Des affiches annoncent expositions, concerts ou débats : ce n’est pas seulement un magasin, mais aussi un lieu de partage et de rencontres.

Au dessus de la porte du fond, une pancarte : « Café ». Quelques marches, et on se retrouve dans un salon, bien cosy avec ses couleurs chaleureuses, ses tapis et ses meubles dépareillés. Sur la droite, le coin cuisine, tout aussi de bric et de broc. Et au milieu, un radiateur d’appoint : c’est comme à la maison ! …Trois babas-cool discutent allègrement dans un coin. Elles viennent de dénicher des merveilles : un livre d’art, un récit maritime et un vrai Club des cinq de la bibliothèque rose d’origine (deux euros précise son acquéreuse, visiblement ravie de son affaire !)

On passe commande ; elle arrive dans de grandes tasses bleu turquoise à pois blancs : sympa ! Mais pour la grignote, le choix est limité ; seul un malheureux gâteau au chocolat s’ennuie sous sa cloche : pas de quoi casser la faim !

Pour conclure : ici, on vous livre un café …

http://www.becherel-autour-du-livre.com

 

Normal 0 21 false false false EN-GB JA X-NONE

/* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; mso-ascii- mso-ascii-theme- mso-hansi- mso-hansi-theme- mso-ansi-language:EN-GB;}




Le Pain de la Bourse

33 rue Vivienne, 75002 | Station vélib’ Saint Marc | Dimanche 7:30 à 18:00 | Accessible  symbole-handicap

Note globale : 14

Situation : 13  | Cadre : 16 | Accueil : 12 | Ambiance : 14 | Qualité du café : 14

Prix d’un café : 2,20 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Elle se met en boule » pour « Neige »

 

Une fine pellicule de neige a recouvert les trottoirs durant la nuit, mais impossible de sortir nos skis : pas de pistes de fond ici comme à Helsinki ! On enfourche donc nos bons vieux vélibs …

A deux tours de roues de l’Opéra, juste à côté du Palais Brongniart, une délicieuse odeur de viennoiseries nous montre la voie : dans une ambiance rustique, de belles et grandes tables de bois massif invitent à la pause, à l’image des boutiques du Pain Quotidien auquel cette maison appartenait autrefois.

Un lieu de détente, pour un café-journal le matin (quotidiens à dispo), un brunch-bio le midi, un goûter d’anniversaire l’après-midi (réserver la grande table centrale et demander les rehausseurs pour les petits derniers), un café-travail sur ordi (option wifi) ou un chocolat chaud entre copines pour la fin d’après-midi.
Il y a même une petite salle au sous-sol à laquelle on accède par un bel escalier en pin doré. C’est un cadre où on se sent bien, simple et convivial, parfait pour un cocooning bien au chaud …

Sur les tables, en libre service, des confitures et pâtes à tartiner (du « noisella » pour MH !), aussi appétissantes les unes que les autres (et bio, bien sûr). Dans les immenses confituriers accolés aux murs, de nombreux produits à emporter : viennoiseries, petits kugelhofs individuels, huiles, confitures et chocolats …

Un seul serveur à cette heure matinale … mais pas le plus bavard ! Heureusement, les clients sont plus volubiles : trois jeunes bardés de leurs anoraks et bonnets commentent avec verve l’actualité, une petite famille Ricoré, dont deux fillettes mignonnes à croquer avec leurs chapkas lilas, brunchent avec enthousiasme, tandis qu’un couple d’anglo-saxons s’émerveille de la vue sur la place de la Bourse …

Nos cafés arrivent dans de petits bols en grès, bien rustiques : c’est comme au chalet, j’vous dis !

Pour conclure : une bonne action pour le palais.

http://www.google.fr/search?q=pain+de+la+bourse&hl=fr&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=MkwqUeXcDIXU0gGKwIHwAw&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1024&bih=509

 




Les Cafés Charles

Parc des Expositions, 75015 | Station Vélib’ Ernest Renan | Dimanche 10:30 à 19:00

Note globale : 11

Situation : 10  | Cadre : 11 | Accueil : 13 | Ambiance : 10 | Qualité du café : 12

Prix d’un café : 2,00 €

Aux mots croisés du jour :
La def’: «Apparaît au front quand le corps est dégarni» pour «Réserviste»

 

Le Salon du Bien-être fête ses trente ans : une destination toute trouvée pour s’offrir un petit carré de ciel rose par ces temps de grisaille. Munis de nos précieux sésames (invitations téléchargées gratuitement sur internet : le bon plan !), nous fonçons Porte de Versailles.

Un vrai spectacle : des professionnels pour certains revêtu d’une blouse blanche histoire de se donner une caution scientifique, aux plus farfelus avec leurs lunettes à la Star Trek et leur air ténébreux.

Et puis tous ces appareils, tous plus miraculeux les uns que les autres : un espèce de scanner qui ne donne pas vraiment envie d’y entrer (mais apparemment d’en sortir si l’on en croit le regard suppliant de la testeuse du jour oubliée semble-t-il par le démonstrateur !), des accessoires de bien être, cosmétiques (Du collier de noisetier qui soulage des reflux gastriques ou les ulcères buccaux au recueil d’histoires drôles destinées à stimuler le système immunitaire et donner envie de sortir des prisons du conformisme : tout un programme !) Devant les milliers de boîtes de gélules, une question me vient: que devient-on si l’on décide de toutes les essayer ?

Quelques stands pour rêver : la thalasso … Ah ! Une petite échappée à la Rochelle ou Saint Malo. Ou pourquoi pas le festival du chamanisme organisé dans le Jura par le Cercle de sagesse de l’union des traditions ancestrales ? On peut aussi se faire masser : les mains, les pieds, le dos, et la tête (… alouette !)

A l’extrémité, un stand bio propose un véritable café artisanal torréfié au feu de bois 100% arabica : le gosier asséché, je m’accoude à l’unique comptoir. Les patrons discutent avec les quelques clients, l’ambiance est volubile et le contact chaleureux. Il me sert mon précieux breuvage dans un mini gobelet jetable (ça, j’aime pas trop : le contact du carton m’est franchement désagréable ; eh oui, Madame a ses exigences !). Le sucre est servi dans un ancien pot de yaourt en terre recyclé (ça, c’est plutôt sympa), avec une cuiller pour le service (comme à la maison) et un agitateur en bois pour le touiller (ça me rappelle le tire-langue du docteur). Au goût, rien d’exceptionnel … rien de catastrophique non plus : un peu décevant tout au plus, tant on nous vante les mérites du bio …

Pour conclure : un café bien dans son bio-tope …

www.salon-medecinedouce.com

 




Au dernier Métro

70 bd de Grenelle, 75015 | Station vélib’ au 54 | Dimanche 6:00 à 2:00

Note globale : 16

Situation : 13  | Cadre : 17 | Accueil : 15 | Ambiance : 18 | Qualité du café : 13

Prix d’un café : 2,20 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’ : « Onze de France » pour « Aude »

 

Impossible de le manquer : en face du marché qui se tient sous le métro aérien de Dupleix, une mini-break et un triporteur aux couleurs de l’établissement sont garés juste devant !

On passe sous la marquise de l’entrée ; à l’intérieur, également art déco, une salle toute en longueur couverte de plaques émaillées. Quelques chisteras et de nombreuses grappes de piment d’Espelette aussi pour rappeler l’origine des propriétaires …

Devant le magistral bar en étain, une brochette de bonnets occupe toutes les places. Les conversations vont bon train : on commente la déculottée prise la veille par nos rugbymen ! Le ton monte, les esprits s’échauffent …

L’un d’eux donne le signe du départ :
– Bon dimanche, Pierrot !
Et le patron de lui répondre de sa voix rocailleuse :
– Sans rancune, Patxi !
– C’est quoi le prochain match ?
– Manchester !
– On va bouffer du rosbeef : après les macaronis, le rosbeef ! conclut-il … avant de revenir hilare, quelques minutes plus tard : J’ai oublié d’te payer, mon grand !

Ici, le tutoiement est de rigueur. L’ambiance est chaleureuse et gentiment bruyante : un vrai bistrot, bien dans son jus, qui fleure bon le sud-ouest … On se croirait au pays (basque bien sûr) !

On essaie de se dégotter un bout de banquette derrière la rangée de tables serrées les unes contre les autres ; j’en fais valser une tasse vide !

Au fond, une pena de supporters casse-croûte à la baguette : eux, c’est le foot !

Un couple d’octogénaires – béret pour lui, mitaines pour elle – fait son entrée : « M’ssieurs, dames ! » : ça ne désemplit pas !

Pour conclure : il ne manque pas de piment, accrochez-vous à ses basques !

http://www.auderniermetro.com/

 




Le Procope

13 rue de l’Ancienne Comédie, 75006 | Station Vélib’ André Mazet | Dimanche 8:00 à 0:00

Note globale : 16

Situation : 18  | Cadre : 18 | Accueil : 14 | Ambiance : 17 | Qualité du café : 13

Prix d’un café : 2,90 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’ : « Passer à tabac » pour « Fumer »

 

Il y a quelques années, j’avais découvert ce vieil estaminet tout à fait par hasard, en musardant dans cette ruelle pavée pleine de charme de Saint-Germain-des-Prés. Haut lieu de l’histoire et de la littérature, il m’avait fascinée …

C’est en effet le premier débit de café au monde, créé en 1686 par Francesco Procopio (d’où le nom !)
Bien situé et fort plaisant, il était vite devenu le quartier général des philosophes, encyclopédistes ou autres révolutionnaires. Voltaire y venait boire sa boisson préférée (un mélange de chocolat et de café) … jusqu’à 40 par jour
dit-on ! C’est là aussi que le bonnet phrygien fut exhibé pour la première fois. Et le jeune Napoléon, alors désargenté,
y aurait laissé son bicorne en gage.
Par la suite, le Procope s’ouvrit au sexe dit faible : du jamais vu à Paris !

Mais la carte de ce prestigieux restaurant ne semblait pas à portée de toutes les bourses, j’avais donc passé mon chemin. Or ce matin, il y avait de la lumière : renseignements pris, on pouvait aussi s’y abreuver ; l’occasion rêvée !

La porte franchie, c’est comme si l’on avait fait un saut dans le temps ! Dans un petit salon tranquille au décor raffiné,
on prend place sous le regard bienveillant de La Fontaine. Une maxime est inscrite sous le linteau : « Le premier salon
où l’esprit sert de carton d’invitation ». On a presque l’impression d’être au musée ! Et pour votre information, citoyens
et citoyennes, sachez que même les commodités sont chargées d’histoire !

Dans un décor aussi élégant, on pourrait craindre un service guindé : que nenni ! Même les tarifs ne sont pas exorbitants, et l’on se laisse finalement tenter par une formule express à 6,90 E comprenant : un double café (avec des sucres individuels emballés servis dans une coupe de métal argenté), un croissant (fort goûteux ma foi : léger et croustillant),
un mini pot de confiture (framboises ou abricot) et un grand verre de jus d’orange (honorable sans être mémorable).

Pour conclure : oserais-je dire … royal ?

http://www.procope.com/photos/




Au Cadet de Gascogne

4 place du Tertre, 75018 | Station vélib’ Tardieu | Dimanche 9:00 à 1:00

Note globale : 11

Situation : 18  | Cadre : 12| Accueil : 6 | Ambiance : 6 | Qualité du café : 11

Prix d’un café : 3,20 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’ : « Fait jouer du tambour » pour « Essore »

 

Avec Anne-Marie et André, nos amis québécois venus visiter Paris en novembre dernier, on avait repéré deux cafés sympas sur la Butte : le Consulat et la Maison rose. Renseignements pris, ils sont ouverts le dimanche. Voilà un but de promenade tout trouvé !

Il pluviote mais ce ne sont pas quelques gouttes qui vont nous arrêter. Tenue étanche de rigueur. On pousse la roue dans l’ascension finale (car comme son nom l’indique, Montmartre, ça monte !) Et en haut … c’est le coup de pompe ! A boire, tavernier ! Pas de chance : nos cafés sont fermés … et on est full trempés !

Heureusement, les gargotes ne manquent pas dans le secteur : le Clairon des chasseurs, la mère Catherine, la Bohème, chez Eugène et le Cadet de Gascogne qui nous semble le plus authentique. Il pleut de plus en plus dru, on ne tergiverse pas !

A l’intérieur hélas, le charme est vite rompu : un écran géant sur les pierres apparentes, des cloisons marronnasses à côté des vieilles briques et un ventilateur années 50 suspendu aux poutres anciennes. On rêvait de chansons françaises dignes du Lapin agile ? On a droit à des tubes américains assourdissants.

Mais bon, il faut bien se sécher. On s’installe donc à une banale petite table côté fenêtre pour profiter de la vue : et ça, c’est vrai que ça vaut le coup d’œil. La place du Tertre est quasiment déserte et follement romantique sous les gouttes. Seuls quelques courageux artistes attendent leur muse, plantés devant des chevalets abrités par de grands parapluies : chapeau ! (c’est le cas de le dire)

Nos boissons arrivent, sans crème, ni sucrette. Le service est fatigué, voire blasé. Ca sent son usine à toutous ! D’ailleurs, il n’y a qu’un couple d’anglais aussi ruisselants que nous. La douloureuse arrive sans qu’on s’en étonne vraiment : on paye l’emplacement unique … mais ils auraient pu aussi forcer sur le sourire !

Pour conclure : l’accueil semble être le cadet de leurs soucis …

http://www.cadet-de-gascogne.com/zoom.php