Chez Mémé

Le 3 mars 2024

Chez Mémé, 5 rue du Général Brunet, 75 019 Paris
De 8h à 23h (9h le WE) 
Note globale : 15
Situation : 13
Cadre : 13
Accueil : 15
Ambiance : 17
Café : 12
Croissant : 20
Prix d’un café : 2,40 €

Aux mots croisés du jour :
« Un amour de Grand-mère » (Papy)

Mémé, Grand-mère, Bonne-Maman, Granny, Mamama*, Mandette*, Nanie*, Manoue* … et depuis octobre, Mamilie 😉 : C’est notre fête aujourd’hui !

Notre Mémé d’ici est celle qui a fondé « Le Café Crème » en 1991. Ses petites-filles l’ont repris en 2016 et, après de gros travaux, renommé … « Chez Mémé ».
Mais c’est aussi leur autre grand-mère qui affinait ses fromages sur des clayettes et faisait ses charcuteries elle-même. Elle a transmis ses recettes à son fils devenu boucher (leur père !) dont on trouve les produits dans l’ annexe qu’elles ont baptisé … « La clayette de Mémé Suzanne ».

En cette morne matinée, quelques tables alignées sur le trottoir attendent esseulées, mais le long store jaune vif rayonne comme un soleil et invite à entrer. Petite, la salle est égayée par les chaises et tables en formica, jaunes elles aussi, et le papier peint de la même couleur – C’est vrai que ça rappelle l’époque de nos grands-mères !

Mais ce qui frappe surtout, c’est l’irrésistible odeur de viennoiserie qui vous chatouille les narines. Mon joggeur de mari cède au chant des sirènes ; il commande un croissant. A peine la première bouchée avalée, le verdict tombe : « 20 ! » (mieux que la boulangère de la Place Maubert, pourtant auréolée du prix du « Meilleur croissant de Paris** » auquel il n’avait concédé qu’un 16 !!)
Il n’est pas le seul : les autres clients ont tous accompagné leur boisson d’une viennoiserie. Et ceux qui commandent pour emporter ne viennent visiblement que pour ça … quoi que : ici, tout le monde connaît tout le monde. On s’interpelle, on se tutoie, on aime se retrouver ! Les habitués affluent dans une ambiance chaleureuse. Il est temps de laisser la place pour faire un tour à côté, dans les ruelles de la Mouzaïa*** ou aux Buttes Chaumont**** …

Pour conclure : sûre que vous allez mémé !

https://www.facebook.com/chezmemeparis19/

* * Surnom des Alsaciens, puis de ma grand-mère … et ceux d’Evelyne et Anne-Marie, mes plus fidèles lectrices !                           
** La Maison Isabelle en 2018, 47 ter bd St Germain.
*** Nom qui pourrait sortir des Mille et Une Nuits, mais qui désigne ici le quartier de la butte de Beauregard, aux 250 maisons construites à partir de 1879 pour les ouvriers des carrières voisines, toutes avec un seul étage et un jardinet.
**** Inauguré en 1867 pour l’exposition universelle, c’est le plus escarpé et grand parc de Paris (25ha). Une grotte à l’entrée d’une carrière souterraine, un lac et son île rocheuse avec temple romantique, où l’on accède par une passerelle suspendue…. 




Desirée

Corona Café / 19

Dimanche 17 janvier 2021

Désirée, 96 rue de Meaux, 75 019 Paris
De 9h à 19h, jusqu’à 13h le dimanche, fermé le lundi
Actuellement, et pour la dix-neuvième semaine depuis la pandémie,
vente uniquement à emporter et jusqu’à 17h (fleurs, café et gâteaux)
Prix du café-enlevé : 3,00 €

 

« Désirée » … comme la fin du Covid !
C’est aussi le nom de ce café-fleuriste, où l’on peut étancher sa soif et repartir un bouquet à la main.

Aux racines de ce bar à fleurs, deux amies qui géraient les achats de fromages AOC*. Jusqu’à ce que l’une d’elles, passionnée par les fleurs depuis sa plus tendre enfance, entraîne l’autre vers la filière horticole.
Toutes deux se reconvertissent et deviennent fleuristes. Elles réalisent bientôt, en côtoyant des producteurs,
que 85% des fleurs vendues dans l’hexagone proviennent de l’étranger.

C’est ainsi que leur vient l’idée d’une boutique où l’on ne trouverait que des fleurs françaises et de saison.
La première Désirée ouvre dans le 11e arrondissement**, suivie d’une seconde dans le 19è,
entre le Bassin de la Villette et les Buttes Chaumont.
Férues de nourriture saine, elles proposent aussi une formule autour d’un plat du jour à base de légumes et céréales,
avec pâtisseries et boissons pour l’accompagner.
Le cadre est minimaliste mais une jolie verrière sépare l’espace fleurs de celui de restauration :
ainsi les clients peuvent-ils profiter de l’ensemble de l’activité et les règles d’hygiène et de température être respectées.

L’entre prise était florissante … jusqu’à la crise sanitaire. Elles s’adaptent et mettent en place un système de commande
et retrait en magasin. Elles imaginent aussi des « paniers perchés » composés d’un bouquet, de légumes et de pâtisseries qui fleurent bon : de quoi remonter le moral des troupes !

En ce début d’année, des brassées d’anémones, renoncules, tulipes, œillets et mimosas égaient la partie droite jusqu’au trottoir. Derrière la vitrine de gauche, d’appétissants gâteaux invitent les gourmands à s’arrêter : moelleux au chocolat, marbrés et cookies. A chacune des deux portes, une simple table fait office de comptoir. Je passe commande d’un café.
Ce sera un filtre, le seul qu’elles proposent en ce moment, plutôt bon (malgré le gobelet en carton !), mais cher, très cher, trop cher *** : de quoi me mettre les nerfs … à fleur de peau ! Voilà pourquoi, malgré une idée originale, je ne pourrai les couvrir de fleurs : leurs prix donnent le verre-tige !!

https://desireefleurs.fr

* Appellation d’Origine Contrôlée, label permettant d’identifier un produit dont les étapes de fabrication sont réalisées dans une même zone géographique selon un savoir-faire reconnu.
** Désirée, 5 rue de la Folie Méricourt.        
*** A la brasserie d’en face, il est à … 1,30€ !