Monthly Archives: mai 2019


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Le Nemours
19/05/2019

Le Nemours

Le 19 mai 2019

Le Nemours, 2 place Colette, 75 001 Paris
De 7h à 1h (8h le week-end)
Note globale : 14
Situation : 16
Cadre : 13
Accueil : 14
Ambiance : 14
Café : 12
Prix d’un café : 2,50 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Place de rêve » (lit)

 

Une magnifique terrasse sous des arcades XVIIe ouverte sur la place piétonne, en retrait de la circulation.
Entre le Louvre et les jardins du Palais-Royal, on est au cœur du Paris historique. L’occasion d’observer tranquillement,
sous des parasols assortis aux colonnes de Buren toutes proches, les touristes nonchalants ou les parisiens frénétiques. Avec une insolite bouche de métro digne du pays d’Alice au pays des merveilles en ligne de mire* – voire un orchestre
de jazz aux beaux jours. 

La salle est toute en longueur et en hauteur, mais heureusement ouverte sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées entre les colonnes. La pierre est claire, la déco élégante et dans l’air du temps : dallage graphique, meubles en bois, luminaires en laiton, bar central Art déco, ombres d’arbres sérigraphiées au plafond et sur l’étagère (bleue !),
sans compter la collection d’assiettes customisées par une céramiste en vogue pour la touche vintage !

Un café d’atmosphère, chic à souhait, où se croisent habitués, écrivains et amoureux de Paris ; des artistes de la Comédie française aussi (c’est leur annexe !) et leurs spectateurs, pour une ambiance très parisienne, « intello » dans le bon sens
du terme : un lieu où l’on échange et on réfléchit, on se confronte et on s’enrichit …

Service prévenant et efficace ; notre garçon de café (habillé à l’ancienne) aime visiblement son métier, ce qui le rend aimable et disponible : rare par ici ! Légère déception par contre avec le café, servi avec un verre d’eau et un bouquet
de différents sucres mais assez ordinaire …

Pour conclure : royal pour le cadre, terne pour le palais.

https://www.lenemours.paris

* Commandé pour le centenaire de la construction du Métro et inauguré le 30 octobre 2000, le “Kiosque des Noctambules” est une œuvre du plasticien Jean-Michel Othoniel. L’œuvre s’articule autour des 3 côtés de l’escalier d’accès : structure en aluminium formée d’anneaux soudés les uns aux autres et perles géantes en verre de Murano aux tons chauds pour l’une des coupoles, froids pour l’autre, évoquant ainsi le jour et la nuit …

 

 

 


Malongo, rue Saint-André-des-Arts
12/05/2019

Malongo

Le 12 mai 2019

Malongo, 50 rue Saint-André-des-Arts, 75 006 Paris
De 7h30 à 20h (8h30 le week-end)
Note globale : 13
Situation : 14
Cadre : 15
Accueil : 7
Ambiance : 14
Café : 15
Prix d’un café : 2,70 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Perles de pluie » (buée)

 

Elle fait la jonction entre le populaire quartier Saint Michel et le plus classique Saint-Germain-des-Prés : c’est la rue Saint-André-des-Arts, toujours animée avec ses cinémas d’art et d’essai, magasins, restaurants et … cafés !

Le nôtre* se présente comme une boutique de l’extérieur : à l’entrée, café (sous toutes ses formes, ou presque !) et
nombreux accessoires. Plus loin, un espace de torréfaction et le comptoir de dégustation où de grandes ardoises listent
les nectars que le barista prépare puis dépose sur un plateau – à porter soi-même ensuite.
Ni bonjour, ni sourire : il n’est pas réveillé, Antony ? (Son prénom figure sur le ticket de caisse !) Ah si : le voilà qui récupère prestement le pourboire (laissé plus par réflexe que par envie) … mais sans un mot de remerciement ! Il sait pourtant être volubile avec les jeunes étrangères qui commandent quelques instants plus tard : quinquaphobe peut-être ? Dommage, l’idée était de passer un bon moment, il nous a cassé un peu l’ambiance, le gamin !

Tapi à l’arrière, le « salon de café » est heureusement plus chaleureux : poutres et pierres apparentes, grandes photos noir et blanc d’une péruvienne triant des grains et d’un vieux mexicain juché sur des sacs en toile de jute. De sympathiques lustres en liège tout en rondeurs aussi, une lonnnnnngue table haute en bois clair où de jeunes geeks pianotent sur leur ordinateur, de plus petites sur le côté et, au fond, un canapé et ses rondins pour pouvoir déposer ses tasses. Et puis une grande plante verte plantée dans un tonneau (sympa, l’idée déco !) et quelques notes de guitare à la Django Reinhardt :
de quoi savourer tranquillement notre expresso, élégant et fruité, et son carré de chocolat noir bio à 70% …

Pour conclure : qualité maximum, service minimum.

https://www.malongo.com/societe/nossecteursdactivite-lesboutiquesmalongo.php?page=41

* À deux pas d’ici, au 17 du quai des Grands-Augustins, Malongo a ouvert son nouveau centre de formation pour les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration mais aussi les passionnés voulant s’initier à la théorie et la pratique.

 

 


Le Bizien à Pouldouran
05/05/2019

Le Bizien


Le 5 mai 2019
Le Bizien, 1 ar Bizien, 22450 Pouldouran
De 7h15-13h, 16h-20h (1h vendredi et samedi, 13h dimanche), fermé le lundi.
Note globale : 13
Situation : 8
Cadre : 11
Accueil : 16
Ambiance : 16
Café : 13
Prix d’un café : 1,10 €

Aux mots croisés du jour :
La meilleure def’: « Panse bêtes » (vétérinaire)

 

Pouldouran, vous connaissez ? Nous autres aurions été incapables, ne serait-ce que de le situer sur une carte …
jusqu’à ce que notre ami Jean-Paul nous le fasse découvrir.
Construit autour d’une étendue d’eau dont il tire son nom*, sa rivière, le Bizien (autre mot dérivé du vieux breton**)
a donné le sien au bar-tabac-presse posté à l’entrée du bourg : impossible de le manquer !

Si la bâtisse a gardé ses vieilles pierres, l’intérieur a été refait au goût du jour : murs lambrissés, comptoir central
en arc de cercle et mobilier récent. Plus de confort certes, mais moins de charme, hormis les vieilles poutres auxquelles sont accrochées quelques andouilles et les ardoises indiquant leurs prix.

Mais si les Pouldourannais y viennent en nombre, c’est avant tout pour sa chaleur et sa convivialité – à l’image du jeune couple qui l’a repris. Tous deux enfants du pays, ils ont su donner vie à ce qui est le centre névralgique du village :
concours de fléchettes, animations musicales, retransmissions de matchs, troc-party et spectacles, voire soirée Halloween ou marché de Noël aux premiers frimas …

Une autre figure locale, c’est Michel, le dernier agriculteur de la commune. A 74 ans, il n’a jamais quitté sa ferme. Toujours prêt à rendre service, il porte un regard bienveillant sur le monde. Sa passion, ce sont les chevaux de trait ; il en a encore deux qu’il attelle pour promener les enfants, charrier du bois ou travailler les quelques arpents de terre pour nourrir ses cochons : « Et là, je me prends pour Ben Hur ! » Soucieux du bien-être de ses bêtes, il sort parfois son tracteur pour leur permettre de se reposer, « quand je travaille à l’américaine ! », précise-t-il l’œil malicieux. De son temps, le village comptait 5 cafés – l’un faisait épicerie, un autre boulangerie ou bal musette le dimanche -, pour 200 habitants soit … 1 pour 40 !

Pour conclure : un bar qui fait un tabac.

https://www.facebook.com/lebizien.tregormedia/

* poul (« mare ») et douran (« loutre »)
** bud (« victoire ») et gen, (« naissance »), qui traduirait la race des vainqueurs.