Le 24 mai 2026
Le Petit bal perdu, 32 rue Tournefort, 75 005 Paris
Tous les jours, de 8h à 1h, accessible
Note globale : 16
Situation : 16
Cadre : 17
Accueil : 16
Ambiance : 15
Café : 14
Prix du café : 2,80 €

Aux mots croisés du jour : « Attire les cavaliers » (•••)



D’abord une charmante place avec son insolite statue équestre* et sa fontaine en cascade. Comme une oasis de fraîcheur, une parenthèse de tranquillité. Bien qu’à deux pas de la rue Mouffetard**, ça fleure la province.

Juste au-dessus, noyés dans la verdure, émergent des parasols rayés rouge et blanc. Ceux de la terrasse d’un bistrot pimpant, auquel ses guirlandes d’ampoules multicolores donnent un air de guinguette. A vous donner envie d’escalader l’escalier de pierre***. C’est ainsi que je découvre son nom, « Le petit bal perdu ». Me revient alors la ballade de Bourvil**** :

C’était tout juste après la guerre (…), dans ce petit bal qui s’appelait,

Qui s’appelait, qui s’appelait, qui s’appelait …
Non, je ne me souviens plus du bal perdu (…
)

Ce dont je me souviens, ce sont ces amoureux,
Qui ne regardaient rien autour d’eux, y’avait tant d’insouciance,
Alors quelle importance, le nom du bal perdu …

Ca y est, l’air me trotte dans la tête. Pour un peu, j’entendrais même les flonflons de l’accordéon ! A l’intérieur, de vieux meubles (un comptoir en zinc, notamment) et des affiches rétro joyeusement colorées rappellent l’âge d’or des années trente. Tandis que les nappes rouges à carreaux créent une ambiance propice aux repas conviviaux.

L’accueil est aimable, les clients détendus. Bien que mon espresso manque de caractère, j’apprécie sa tasse rétro jaune moutarde et le nougat emballé dans un dessin du bistrot. Je n’aurai finalement qu’un regret : être là trop tôt pour la (très généreuse) mousse au chocolat à la louche de la Maison.

Pour conclure : un petit bal … pas perdu pour tout le monde !

                                                                         https://www.lepetitbalperdu.com/
                      https://www.facebook.com/reel/24105374309124944

* « Le cheval cabré » (1980), de Camilo Otero, sculpteur et peintre espagnol (1932-2004). Né à St-Jacques de Compostelle dans une modeste famille de pêcheurs, il étudie aux Beaux-arts. Ensuite, dans les années 60, il part à Rome. Puis s’installe dans un atelier proche de cette place pendant 30 ans. Après quoi il retourne en Galice.

** Sans doute l’une des plus anciennes rues de Paris, emblématique de ce quartier. Avec ses échoppes, bars et restaurants, elle est si pittoresque qu’elle attire de nombreux chalands et touristes. Et reste animée jusque tard, tant et si bien qu’on aurait pu aussi bien la nommer rue « Bouffe tard » !
*** A l’arrière, une rampe permet aux livreurs de faire rouler leurs diables, ainsi qu’aux poussettes et fauteuils.
**** D’après les bals qui naissaient spontanément au coin des rues après la Libération de Paris.

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OTTILIE

Une passionnée de ces lieux de vie qu’on appelle Cafés, où l’on peut être à la fois tranquille tout en observant toute l’humanité qui y défile …
Chaque week-end, accompagnée de son cher et tendre, Ottilie part donc en vélib’ (origines hollandaises oblige !) pour en découvrir un nouveau.

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